Comment reconnaître un vrai fauteuil club ?

Né dans les fumoirs anglais du XIXᵉ siècle, le fauteuil club a traversé les décennies sans prendre une ride. On l’aime toujours autant qu’à ses débuts, et la demande ne faiblit pas d’une année sur l’autre. On ne l’achète d’ailleurs plus seulement pour s’y caler après une longue journée : il structure un salon, réchauffe une bibliothèque, pose une ambiance dans un coin lecture. Bref, c’est devenu un objet de décoration à part entière. Le revers de cette popularité, vous vous en doutez, c’est la contrefaçon. Un faux bien fait se glisse facilement dans une annonce de seconde main ou une boutique en ligne un peu opaque. Savoir distinguer le vrai club de sa copie vous évitera une mauvaise surprise le jour de la livraison.

Fauteuil club Rockefeller Espresso

Fauteuil club Rockefeller Espresso

Les différents types de fauteuils club

Avant de repérer un faux, encore faut-il savoir à quoi ressemble un vrai. Et là, première surprise : le fauteuil club n’a pas une seule silhouette, mais toute une famille. Les modèles varient selon le style, la forme et surtout l’époque de fabrication. Un point commun les relie tous, en revanche : un dossier, deux accoudoirs, une assise généreuse et des pieds bas, presque escamotés sous la structure. C’est cette ligne ramassée, un peu trapue, qui signe l’objet.

Le reste, c’est du détail, et c’est justement dans le détail que se lisent l’âge et l’origine. Les accoudoirs, par exemple, se déclinent en versions droites, enroulées, en P ou en éventail. La face des montants avant suit la même logique : droite, courbe ou en obus. L’assise, elle, joue sur la profondeur et la hauteur, plus ou moins basse selon l’usage recherché. Quant à la structure, elle est parfois laissée partiellement apparente, parfois entièrement garnie.

Côté finition, le club se prête à toutes les envies : plusieurs coloris, et surtout plusieurs matières de revêtement. Cuir pleine fleur, tissu, textile enduit ou synthétique… votre choix dépendra du budget et du niveau de qualité que vous visez. Sur un modèle vintage restauré, comptez volontiers deux à trois fois le prix d’une réédition en croûte de cuir, ce qui donne déjà une idée du grand écart possible.

Le meilleur repère reste le dossier. Sa hauteur, son inclinaison, la façon dont il rejoint les bras et le dessin de sa crête ne se ressemblent jamais tout à fait d’un modèle à l’autre. C’est un peu la signature du fauteuil : apprenez à la lire, et vous reconnaîtrez une pièce sérieuse au premier coup d’œil.

Le fauteuil club selon ses amateurs

S’il existe des personnes difficiles à berner sur le sujet, ce sont bien les collectionneurs. Ils connaissent ces fauteuils sur le bout des doigts, savent dater un modèle à sa crête et repèrent une réédition en une poignée de secondes. Leur radar se déclenche surtout sur un point : la matière.

Car c’est là que se joue la contrefaçon. Le vrai club se reconnaît à son cuir de basane, une peau pleine fleur qui vieillit en développant une patine profonde. Les fabricants de copies ont appris à imiter cette texture à partir de croûte de cuir, une couche inférieure bien moins noble, en la gaufrant et en la pigmentant pour tromper l’œil. De loin, l’illusion fonctionne parfois très bien.

De près, c’est une autre histoire. Passez la main sur l’assise : une vraie basane reste souple, tiède, légèrement irrégulière, avec un grain qu’aucune machine ne reproduit parfaitement. Une croûte enduite sonne plus plastique sous les doigts et présente un motif trop régulier. Reniflez-la aussi : le cuir véritable garde une odeur franche que les finitions synthétiques n’ont pas. Ce sont ces quelques réflexes, main et nez, qui font toute la différence au moment de l’achat.

Comment entretenir votre fauteuil ou votre canapé en cuir ?

Si vous souhaitez savoir comment entretenir un vrai fauteuil club en cuir, faites un tour sur le site de notre partenaire : il détaille la marche à suivre pour prendre soin d’un canapé ou d’un fauteuil en cuir. Un entretien régulier n’a rien d’accessoire. C’est même ce qui peut doubler la durée de vie de votre assise. Votre cuir va encaisser des frottements, des poussières et quelques taches au fil du temps ; si rien ne se voit au départ, tout finit par ressortir. Prendre l’habitude de le nettoyer, c’est s’épargner un décollement prématuré.


Sur le site de notre partenaire, vous trouverez aussi les produits adaptés pour entretenir votre fauteuil en cuir. Gardez en tête que le cuir est une matière vivante : il se nettoie, se nourrit et se protège en continu. C’est à cette condition qu’il conserve sa couleur et sa souplesse. Un cuir laissé sec finit par durcir, résiste mal aux frottements et se met à craqueler. Quand on a mis le prix dans un club design, le laisser se dessécher serait dommage : deux passages de lait nourrissant par an suffisent souvent à le garder impeccable. Notre partenaire propose justement des soins simples à appliquer, même quand on débute.